L'HISTOIRE D'UNE MAISON

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La Maison de la Presse est située rue Haute Sauvenière. Sauvenière ? Le terme découle du bas latin « sabulonaria » qui signifie sablonnière. Le bras de la Meuse qui coulait jadis en lieu et place de nos grands boulevards avait formé de vastes dépôts de sable. La rue Haute Sauvenière constituait un fossé dans cette sabîonnière. Elle longeait les murailles de la cité, dans l'axe place du Marché/place Saint-Lambert/Publémont/Saint-Martin.

C'est sur ce site que les chanoines de l'église Notre Dame d'Aix, fondée en 785 par Charlemagne, établirent un refuge, dès avant 1340. L'ensemble comportait plusieurs bâtiments,une cour, un jardin, et surplombait la Basse Sauvenièe où il avait une issue particulière aujourd'hui obstruée. Les caves extérieures aux actuels bâtiments sont les seuls vestiges des bâtiments du XlVe siècle.

D'abord résidence des chanoines de la capitale carolingienne, lorsqu'ils se rendaient en visite auprès de leurs collègues de la Cathédrale Saint-Lambert, le site fut aussi le siège du Receveur des biens et domaines dépendant du Chapitre d'Aix, jusqu'en 1793. On y entreposait notamment une partie des récoltes des terres que les chanoines aixois possédaient à Angleur, Bressoux, Fléron, Herstal, Jupille, Chênée, Milmort, Romsée, Vottem...

Devenu bien national à la Révolution, l'ancien hôtel d'Aix fut vendu et loué à plusieurs reprises. Le site fut successivement acquis par le commissaire de police du quartier de l'Ouest Nicolas Piette (1806), puis par le négociant Charles Lamarche (1822) et enfin par l'avoué César Terwangne (1846).

En 1970, l'hôtel de Terwangne-Dehasse était racheté par la ville de Liège afin de l'intégrer à un projet de théâtre qui devait voir le jour boulevard de la Sauvenière, sur le site actuel du parking Trianon. Faute de voir leur projet se réaliser, les autorités communales restaurèrent l'hôtel en 1975 (architecte G. Yerna) et en cédèrent la gestion aux journalistes professionnels. La Maison de la Presse était née. Elle n'a cessé de se développer depuis, pour constituer un important pôle de communication à l'échelle de la Wallonie.